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Qu’est-ce que la médiation ?


Qu’est-ce que la médiation ? Régler un conflit sans passer devant un juge — c’est possible, et c’est souvent bien plus simple qu’on le croit.

La médiation est un processus volontaire et confidentiel de résolution de différend, où un tiers neutre, choisi d’un commun accord, aide deux parties à trouver activement une solution à leur désaccord.

QUI PEUT AVOIR ACCÈS À LA MÉDIATION ?

Que ce soit une dispute de voisinage, un conflit au travail, une séparation de couple ou un différend commercial, les conflits font partie de la vie. Mais les régler devant les tribunaux peut coûter cher, prendre des années… et laisser chaque partie épuisée.

C’est là qu’intervient la médiation : une alternative concrète, rapide et humaine à la voie judiciaire, accessible à toute partie de bonne foi qui tente de résoudre le conflit en dehors du tracas de la salle d’audience. Tous peuvent se prévaloir du processus de médiation, qui débute sans formalités dès que les deux parties conviennent communément de s’engager dans le processus. Réf. : art. 608 C.p.c.

QUI EST LE MÉDIATEUR ?

Le médiateur n’est pas un juge, ni là pour trancher. Son rôle est principalement celui d’un guide qui écoute les parties, identifie les besoins et les intérêts de chacun et clarifie les points de vue dans le but de parvenir à une entente mutuellement satisfaisante. Réf. : art. 605 C.p.c.

Outre en contexte familial où le médiateur doit obligatoirement remplir les conditions du Règlement sur la médiation familiale, le médiateur peut être n’importe qui possédant une certaine expertise dans le domaine en litige et accrédité par un organisme reconnu par le ministère de la Justice. Il est souvent un avocat ou notaire, mais peut également être un comptable, un architecte, un ingénieur ou un expert en ressources humaines.

Dans tous les cas, son rôle est d’utiliser son expertise pour guider les parties vers une décision éclairée à la lumière du droit et de leur situation.

COMMENT SE DÉROULE LA MÉDIATION ?

  1. Ouverture: Le médiateur explique, en présence des parties, son rôle, les règles qui s’appliquent au processus et la confidentialité (art. 609 C.p.c.). Chacune des parties présente ensuite, sans ordre ni jugement de valeur, directement l’une à l’autre, sa version des faits.
  2. Exploration des enjeux: Le médiateur aide à distinguer les positions des intérêts des deux parties, séparément en caucus. Il identifie les points d’accord et de désaccord dans le but de faire émerger des solutions et des compromis mutuellement satisfaisants.
  3. Négociation et recherche de solution: Les parties proposent des options, les évaluent ensemble et font des compromis. Le médiateur recadre, reformule et désamorce les tensions. Il ne propose pas de solution lui-même, mais peut poser des questions stratégiques : « Qu’est-ce qui serait acceptable pour vous si l’autre partie acceptait X ? »
  4. Rédaction de l’entente: Si un accord est conclu, il est mis par écrit séance tenante ou peu après. L’accord a ensuite force exécutoire.

LA FIN DE LA MÉDIATION

La médiation prend fin dans trois situations :

  • Les parties conviennent d’une entente: Un avis est transmis à la cour et l’entente est déposée au greffe. Elle a alors effet de jugement. (art. 556 C.p.c.)
  • Une partie se retire: Elle n’a pas à dévoiler ses motifs pour ce faire. (art. 614 al. 1 C.p.c.)
  • Le médiateur y met fin: S’il juge que le processus est voué à l’échec ou susceptible de causer un préjudice. (art. 614 al. 2 C.p.c.)

Dans les situations où la médiation n’aboutit pas à une entente, les éléments de preuve qui y ont été échangés ne peuvent être remis au tribunal, à moins d’un accord commun (art. 607.1 al. 2 C.p.c.). Le médiateur ne peut être contraint à dévoiler les informations reçues ni à produire un document préparé au long du processus (art. 606 al. 1 C.p.c.).

EFFET DE L’ENTENTE

L’entente entre les parties a effet de jugement. Elle s’appelle une transaction au sens du Code civil (art. 2631 C.c.Q.) et a entre les parties autorité de chose jugée. Pour être opposable à tous, elle doit être homologuée par le tribunal — elle est alors susceptible d’exécution forcée (art. 2633 C.c.Q.).

Concrètement, si l’on désire exercer une saisie par suite de l’entente, une homologation est nécessaire pour qu’elle soit légitime aux yeux de l’huissier.

MÉDIATION OU TRIBUNAL : FAIRE LE BON CHOIX

La médiation n’est pas une solution universelle — mais elle est souvent la plus accessible. Quand les deux parties sont de bonne foi et souhaitent régler leur différend efficacement, la médiation offre ce que le tribunal ne peut pas donner : rapidité, confidentialité, et surtout, une solution que vous avez choisie ensemble.

MédiationTribunal
CoûtQuelques centaines à quelques milliers de dollars10 000 $ à 50 000 $+
DuréeUne journée1 à 5 ans
DécisionChoisie par les partiesImposée par un juge
ConfidentialitéAbsolueAudience publique
Relation préservéeSouvent ouiRarement

PAR OÙ COMMENCER ?

FISET Légal est une firme spécialisée en droit de la copropriété, dont les avocats sont accrédités en médiation et en arbitrage. Nous avons l’expertise pour évaluer votre situation et vous orienter vers la solution optimale — rapide, confidentielle, et à la hauteur de vos intérêts.

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La médiation n’est pas une capitulation — c’est un choix intelligent. Résoudre un conflit rapidement, en privé, et à moindre coût : c’est souvent plus simple qu’on ne le croit.

Me Sébastien Fiset
Me Sébastien Fiset
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